Santé sexuelle

Table des matières

Sexualités

Toutes les orientations et préférences sexuelles existent parmi les personnes trans*.

Il y a des personnes trans* qui se définissent comme lesbiennes, gays, bisexuel_les, hétérosexuel_les, etc. Certain_es définissent leur orientation sexuelle par des termes moins «classiques», alors que d’autres ne la définissent pas du tout. Les préférences quant aux pratiques sexuelles sont également propres à chacun_e.

En matière de sexualité, il est évident que les partenaires doivent être consentant_es. Il n’y a pas de raison d’avoir honte lorsqu’on a envie ou non de faire quelque chose ou qu’on ne peut pas. Il vaut également mieux renoncer à des relations sexuelles si un_e partenaire ne veut pas pratiquer le safer sex, que risquer sa santé. Vous êtes la seule personne qui peut décider ce qu’elle souhaite en matière de sexualité.

Dans le cadre d’une transition, la sexualité peut évoluer. Souvent, les personnes trans* qui prennent de la testostérone sentent leur libido augmenter, alors que celles sous anti-androgènes ont moins de désir sexuel. Il est aussi possible que la vitesse et l’intensité de l’orgasme changent. Les modifications corporelles, à travers les hormones et/ou la chirurgie, ont une influence sur les sensations, le désir et les pratiques sexuelles. L’appropriation d’une nouvelle identité sociale et intime peut également jouer un rôle important dans la configuration personnelle des attirances, du désir et des pratiques.

Après une transition, certaines personnes trans* se sentent attirées par d’autres personnes qu’avant. Tout est possible : une personne trans* se sentant exclusivement attirée par les femmes/hommes avant la transition peut sentir son désir pour d’autres genres évoluer ou apparaître.

Safer sex

Règles du safer sex

  • Pénétration vaginale ou anale avec préservatif
  • Et parce que chacun_e l’aime à sa façon : faites sans tarder votre safer sex check personnel

De nos jours il est possible de se protéger du VIH également à l’aide de la PREP. Les centres Checkpoint sont disposés à vous renseigner sur ce sujet et sur les moyens de se la procurer.

Note sur les termes

Il est difficile de parler des corps trans* d’une manière qui permette d’inclure et de respecter toutes les identités vécues et tous les termes existants (ou à venir !). Nous ne prétendons pas réussir cet exercice. Les termes choisis ici pour parler des corporalités des personnes trans* sont assez basiques et ne prétendent aucunement convenir à tout le monde, et encore moins à assigner quiconque à une identité ou à des dénominations corporelles qui ne lui conviendraient pas.

Les informations de cette page visent à permettre d’évaluer et de prendre en compte les risques de transmission du VIH et d’autres IST (infections sexuellement transmissibles). Pour les personnes trans*, notamment celles qui suivent un traitement hormonal et/ou ont été opérées génitalement, certains points sont spécifiques. Chaque situation individuelle doit être prise en compte dans l’évaluation des risques.

Pour les personnes trans*, suivre un traitement hormonal et/ou avoir eu une réassignation génitale ne signifie pas qu’il n’y ait pas de risque de contracter ou de transmettre le VIH ou d’autres IST.

Pénétration

Pour les personnes trans* assignées de sexe masculin à la naissance sous hormonothérapie et avec une génitalité native, le fait d’avoir un sperme plus liquide et translucide ne signifie pas qu’il n’y a pas de risque de transmettre le VIH ou d’autres IST, ni une impossibilité de procréer. Lors de toute pénétration, utilisez un préservatif. La prise d’hormones féminisantes et/ou d’anti-androgènes entraîne souvent une baisse de libido et, dans le cas d’une génitalité native, une érection permettant de pénétrer un_e partenaire peut être difficile. Dans ce cas, on peut s’aider d’un cockring.

Personnes trans* avec un néovagin : lors des pénétrations, demandez à votre partenaire d’utiliser un préservatif externe ou bien utilisez un préservatif interne (Femidom©). Ne pas lésiner sur le lubrifiant, car la peau d’un néovagin peut avoir des microlésions, dues par exemple à l’usage d’un dilatateur, qui sont autant de portes d’entrée potentielle pour le VIH et les autres IST.

Pour les personnes trans* assignées de sexe féminin à la naissance avec une génitalité native et sous hormonothérapie, la testostérone a tendance à affiner et assécher les muqueuses vaginales. Cela peut entraîner des douleurs et/ou des lésions qui sont autant de portes d’entrée potentielles pour le VIH et d’autres IST lors de pénétrations réceptives. Pour toutes les pénétrations (vaginales comme anales), demandez à votre partenaire d’utiliser un préservatif externe ou utilisez vous-même un préservatif interne (Femidom©).  Il ne faut pas hésiter à utiliser beaucoup de lubrifiant !

Pour les personnes trans* qui ont un néopénis (phalloplastie ou métaoidoplastie), il est difficile actuellement de savoir s’il y a plus ou moins de risques de contracter le VIH ou une autre IST qu’avec un pénis non-trans* en cas de pénétration ou de fellation. Par précaution, il est conseillé d’utiliser un préservatif. Pour les personnes avec une phalloplastie sans pompe érectile, il est possible d’utiliser une prothèse pénienne creuse pour pénétrer un_e partenaire. Pour celles ayant une pompe érectile, un cockring peut aider à maintenir une érection plus ferme. Pour celles qui ont une méta sur laquelle un préservatif « classique » ne convient pas, on peut le remplacer par un doigtier ou le découper dans un gant en latex. L’efficacité de ces méthodes de protection est cependant mal connue et il convient donc d’effectuer des checkups VIH/IST réguliers en cas de relations non-exclusives. 

Dans toute ces situations, en cas de rupture de préservatif ou de non usage du préservatif, il est important de demander au plus vite à un centre spécialisé type checkpoint s’il est nécessaire de prendre une prophylaxie post-exposition au VIH.

Si le préservatif n’est pas utilisable pour différentes raisons, vous pouvez vous adresser à un centre checkpoint pour évaluer l’indication à la PrEP (prophylaxie préexposition au VIH).

Cunnilingus, fellation et anulingus

Recevoir ou faire un cunnilingus est une pratique sans risque pour la transmission du VIH. Par contre, on peut contracter d’autres IST. Les risques pour un néovagin, par rapport à un vagin natif sont très peu connus. Par précaution, il est plus prudent de se protéger avec une digue dentaire, un carré de latex ou du film alimentaire (non-poreux), surtout si le néovagin est constitué d’une muqueuse (vaginoplastie à partir du côlon).

Pour la fellation et l’anulingus, les risques ne diffèrent pas par rapport à une personne non-trans*.

Il est recommandé de se faire vacciner contre les hépatites A et B.

Ciseaux

Dans la position des « ciseaux » (vulve contre vulve), il y a peu de risque de transmission du VIH (sauf en période de règles). En revanche, le risque de transmettre ou de contracter une autre IST est réel, en particulier le HPV (papilloma virus humain). Pensez à vous faire vacciner contre le HPV. Si vous avez moins de 27 ans, le vaccin est gratuit.

Jeux de doigts

Les jeux de doigts, anaux ou vaginaux, sont sans risque de transmission du VIH et d’autres IST s’ils ne sont pas contaminés par des sécrétions, du sang ou des produits (ex. : lubrifiant). Pour les sex-toys, il est recommandé de ne pas utiliser le matériel d’autres personnes. Toutefois, si vous désirez les partager le mieux est de recouvrir le sex-toy avec un préservatif qui est à remplacer à chaque changement d’orifice et de partenaire ou alors de bien le désinfecter avec un désinfectant (à base de Chlorhexidine) ou en le faisant bouillir (si le matériau le permet). Cette dernière étape est à effectuer après les rapports sexuels (même si l’on a utilisé un préservatif comme protection) pour une future utilisation.
plus d’informations sur l’entretien des sex-toys 

Pratiques hard

Les pratiques hard, le fist notamment, sont déconseillées avec un néovagin car il existe un risque de prolapsus (le vagin ressort avec la main…) variable selon la technique chirurgicale. Il faut donc faire très attention et être prudent_e, (élasticité moindre qu’un vagin non-trans*), surtout si l’opération est récente.

Mettez un gant si vous fistez quelqu’un ou assurez-vous que la personne qui vous fiste en porte, que ce soit dans l’anus ou le vagin.

Pour les autres pratiques hard, les risques de transmission et les moyens de protection ne diffèrent pas par rapport à une personne non-trans*. 

Procréation et contraception

Les méthodes de contraception autres que le préservatif n’empêchent pas de contracter ou de transmettre le VIH et d’autres IST.

En dehors des méthodes de contraception « classiques » (préservatif, stérilet, pilule, etc.), une hormonothérapie à long terme empêche la procréation. Toutefois, au début de la prise d’hormones, il faut un certain temps, variable en fonction des personnes et du type d’hormonothérapie (produit, posologie, etc.), pour que la capacité procréative devienne théoriquement nulle. Il est conseillé d’en parler avec son/sa médecin, son/sa gynécologue ou son endocrinologue.

Le fait de prendre de la testostérone ne signifie pas qu’il n’est pas possible de tomber enceint_e si vous avez conservé votre utérus et vos ovaires. La probabilité est faible, surtout s’il n’y a plus de règles, mais elle n’est pas nulle. Parlez-en à votre gynécologue afin de vous assurer d’avoir une contraception efficace et adaptée si vous ne souhaitez pas tomber enceint_e.

Contraception d’urgence

Les personnes trans* assignées de sexe féminin à la naissance avec une génitalité native (sans ovariectomie ou hystérectomie) ayant un rapport vaginal non protégé ou mal protégé (avec ou sans éjaculation) peuvent recourir à une contraception d’urgence dans une situation où il aurait un risque de grossesse non-désirée.

Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?

Aussi appelée « pilule du lendemain », il s’agit de comprimés qui réduisent fortement le risque de grossesse en cas de rapport vaginal non protégé.

Quand la prendre ?

Au plus tard 120 heures après le rapport non protégé. Plus elle est prise tôt, plus elle est efficace.

Où la trouver ?

•Dans les centres de planning familial et de santé sexuelle.

•En pharmacie sans ordonnance (entre 25 et 40 francs).

•Dans les services d’urgence hospitaliers.

La contraception d’urgence ne protège ni du VIH ni des autres infections sexuellement transmissibles. Renseignez-vous au Checkpoint sur l’indication à une PEP (ou aux urgences hospitalières durant les weekends), à vous vacciner contre les hépatites A et B et à prévoir des dépistages d’IST.

Gynécologie

Même si ce n’est pas très agréable, un contrôle gynécologique régulier (une fois par an ou tous les deux ans) est recommandé pour les personnes trans* avec un vagin natif ou un néovagin. Un contrôle gynécologique permet de dépister la présence éventuelle d’IST, d’autres infections ainsi que de cancers.

Les personnes trans* ayant un col de l’utérus (y compris celles ayant effectué une hystérectomie sans ablation du col de l’utérus) devraient effectuer un test Pap de manière régulière. Les contrôles gynécologiques réguliers (sans test Pap) restent conseillés même après une hystérectomie complète. Les personnes trans* qui prennent de la testostérone et qui n’ont pas fait d’ovariectomie ou d’hystérectomie, il est également conseillé de vérifier la taille de l’utérus et des ovaires. Les hormones peuvent parfois faciliter la survenue de kystes sur les ovaires. Dans certains cas, la testostérone peut aussi les atrophier. Les personnes pour qui il est important de conserver des capacités procréatives devraient veiller à faire contrôler que les ovaires ont toujours une taille habituelle.

Notez que le test Pap (frottis cytologique sur le col de l’utérus) n’est pas nécessaire pour les personnes avec un néovagin puisque celui-ci est un conduit qui ne présente pas de col. Un frottis n’est justifié dans le néovagin qu’après examen en cas de symptômes (décharge, saignement, douleurs). Le contrôle devrait en revanche comprendre un examen de la prostate qui est conservée lors de l’opération de réassignation.

Une vaccination contre le HPV est opportune pour toutes les personnes trans*. Celle-ci est gratuite car prise en charge dans le cadre d’un programme national hors assurance donc hors franchise jusqu’à 26 ans. Il est possible de se renseigner auprès de son médecin traitant ou bien d’un centre de santé sexuelle y compris Checkpoint.

Pour les personnes trans* ayant conservé leur poitrine native ou en ayant développé une suite à un traitement hormonal, il est également conseillé de profiter d’un contrôle gynécologique pour faire examiner les seins/le torse par palpation, même si c’est désagréable, afin de déceler des formes inhabituelles qui pourraient être le signe d’une tumeur. Un contrôle de la poitrine par mammographie peut également être indiqué selon les mêmes recommandations que pour les femmes cisgenres.

Sur demande, les consultations pour personnes trans* du Checkpoint Zurich et du Checkpoint Vaud peuvent fournir des adresses de gynécologues trans*friendly.

Urologie et andrologie

Le risque de cancer de la prostate est réduit mais pas supprimé par la prise d’œstrogènes.  Un suivi andrologique régulier est conseillé pour les personnes trans* assignées de sexe masculin à la naissance présentant des facteurs de risque (familiaux par exemple). Pour celles qui ont une génitalité native (sans orchidectomie bilatérale), un auto-examen des testicules par palpation est en outre recommandé pour détecter toute grosseur ou douleur qui devrait mener à consulter pour écarter un éventuel cancer.

A ce jour, les données sur la santé postopératoire des personnes trans* avec un néopénis (phalloplastie ou métaoidoplastie) manquent. Par précaution, il est recommandé d’avoir un suivi médical régulier du néopénis et des éventuels implants (testicules, prothèse érectile).

Injection de produits

Les personnes réalisant des injections elles-mêmes, que ce soit des produits psychoactifs (cocaïne, héroïne…), des hormones et/ou du silicone, ne devraient pas partager le matériel d’injection (aiguilles, seringues, cotons) pour éviter la transmission du VIH et de l’hépatite C. Ce matériel doit être neuf, stérile et il est à usage unique ! Même avec du matériel stérile, toute injection de silicone dans le corps, surtout de type non médical, est dangereuse (risque durable d’inflammation, de nécrose, de granulome et de migration).     

Ce que je veux, ce que je ne veux pas

Vous êtes la seule personne qui peut savoir et dire ce qu’elle souhaite en matière de sexualité et de pratiques, et personne d’autre. Votre corps, votre intimité et votre santé vous appartiennent, et c’est vous qui pouvez décider ce que vous voulez en faire.

Votre corps et votre intimité

Si vous êtes trans* et que vous le dites à d’autres personnes, par exemple des partenaires sexuel_les potentiel_les, on vous a peut-être déjà posé des questions intrusives comme « Mais tu as quoi entre les jambes alors ? » ou rejeté_e en raison de votre identité trans*.

Votre intimité vous appartient et c’est à vous de décider ce que vous souhaitez dire de vous, de votre corps et notamment de votre génitalité. De la même manière, il n’y a pas d’obligation à dire que vous êtes trans* ou, au contraire, de le cacher à tout prix. Si vous sortez pour avoir des relations sexuelles, essayez de prévoir avant ce que vous voulez dire sur vous ou non et d’être clair_e sur ce point, même si c’est parfois difficile d’anticiper !

Votre santé

« Je fais déjà l’effort de coucher avec une personne trans*. » Il peut arriver que certaines personnes avec qui vous pourriez avoir des relations sexuelles vous demandent des choses que vous ne voulez pas faire, comme par exemple de ne pas mettre de préservatif pour coucher avec vous. Dites-vous qu’une personne qui est prête à mettre votre santé et la sienne en danger sous prétexte que vous êtes trans* n’est sûrement pas un bon plan ! Il faut penser qu’une personne peut être porteuse du VIH ou d’autres IST sans que cela ne se voie, et qu’elle-même peut ne pas le savoir.

Si vous sortez pour avoir des relations sexuelles, prenez des préservatifs et du lubrifiant avec vous et essayez d’être au clair sur ce que vous êtes d’accord de faire ou non (pratiques, etc.).

N’oubliez pas l’importance du dépistage, cela permet de bien prendre en charge sa santé et celle de son/sa/ses partenaire(s) et de traiter les infections s’il y en a rapidement et ainsi éviter les conséquences qui parfois peuvent être sérieuses. N’hésitez pas à demander conseil auprès de centres spécialisés.

Trans et VIH+

Les effets physiques d’une infection au VIH et d’un traitement antirétroviral peuvent être multiples.

Pour les personnes trans* séropositives, certains aspects particuliers sont à considérer, comme par exemple le fait de suivre un traitement antirétroviral et de prendre des hormones en même temps.

Une personne infectée par le VIH sous traitement antirétroviral avec un suivi régulier et ayant une virémie non détectable ne transmet pas le VIH. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser un préservatif ou une PrEP dans le cadre d’une relation stable exclusive. Pour les relations non exclusives, le préservatif (et/ou la PrEP pour une personne VIH négative) est à considérer dans le but de réduire son risque de contracter une autre infection sexuellement transmissible.

Hormonothérapie et chirurgie

Le fait d’être séropositif/ive n’est pas, à lui seul, une contre-indication à une hormonothérapie ou à une chirurgie, peu importe le stade de l’infection.

Traitement antirétroviral et hormones

Actuellement, les interactions entre un traitement antirétroviral (TAR) et une hormonothérapie sont encore peu connues, en particulier pour les personnes trans* qui prennent de la testostérone. On sait toutefois que les antirétroviraux peuvent influencer le taux d’hormones, notamment les œstrogènes, et donc leur efficacité.

Certains traitements font baisser le niveau d’hormones dans le corps, alors que d’autres l’augmentent. Il est donc judicieux de contrôler régulièrement son taux d’hormones. S’il y a un changement lié à un TAR, voir avec son médecin soit pour adapter l’hormonothérapie (augmentation ou diminution de la posologie ou de la fréquence d’administration), soit pour essayer un autre traitement antirétroviral, si cela est possible.

Si, pour une raison ou une autre, vous arrêtez un traitement antirétroviral ou que vous n’y adhérez pas de manière régulière (ce qui est à éviter au maximum en raison du risque de développement de résistance du virus au TAR), il faut penser que vous pouvez vous trouver avec un taux d’hormones dans le corps très élevé. Un fort taux d’hormones peut entraîner des complications cardiovasculaires graves (AVC, thromboses veineuses) ou une embolie pulmonaire. Comme pour tout autre traitement et principalement en raison des possibles interactions médicamenteuses, il est très important que votre médecin connaisse exactement quelles hormones vous prenez (y compris si vous en prenez sans prescription médicale) et en quelle quantité.

Ressources

Le contenu de cette page a été élaboré en collaboration avec le Checkpoint Vaud et la fondation Agnodice.

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